L’ONU se dotera-t-elle d’un secrétaire ou d’un général?
La campagne à la succession de l’actuel secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), António Guterres, a franchi une nouvelle étape il y a quelques jours avec l’audition publique des quatre candidats en lice. Le processus de sélection se poursuivra au cours des prochains mois et aboutira cet automne à l’élection du nouveau titulaire, dont l’entrée en fonction aura lieu le 1er janvier prochain.
Depuis la création de l’ONU, en 1945, la sélection du secrétaire général se déroulait en petit comité et son nom était présenté à l’Assemblée générale. C’était une affaire entendue — un peu trop, d’ailleurs, du goût de certains États. Les temps ont changé, et les institutions sont aujourd’hui appelées à faire preuve de transparence dans la façon d’organiser leur gouvernance.
Il y a une dizaine d’années, les 193 États membres de l’ONU ont adopté une procédure visant à rendre plus démocratique le choix du prochain titulaire de la charge. En 2016, le Portugais António Guterres et plusieurs autres candidats ont mené une véritable campagne électorale et se sont pliés de bonne grâce à des auditions publiques où ils devaient exposer leur vision de l’ONU et répondre aux questions des États membres.
L’exercice se répète cette année. Quatre candidats ont déposé leur dossier et ont été autorisés à concourir. Il y a un........
