Pour en finir avec le souverainisme conditionnel
Malgré un positionnement souverainiste sur papier, Québec solidaire (QS) s’est toujours présenté comme un parti pour l’ensemble de la gauche, sachant très bien que les fédéralistes progressistes n’ont aucune option sérieuse aux élections québécoises. Au fil des années, ce contexte a donné naissance à un écosystème politique où la question nationale divise, autant chez les électeurs que chez les militants, et où celle-ci gagne à être ignorée.
Cette « gauche orange », où les allers-retours entre QS et le Nouveau Parti démocratique ne choquent plus personne, a développé des dynamiques internes qui peuvent donc être directement comparées à celles de la Coalition avenir Québec. Naturellement, de telles tensions favorisent l’émergence d’idées qui se situent quelque part entre le souverainisme et le fédéralisme, d’où l’engouement des caquistes pour ce que l’on appelle la « troisième voie », soit l’autonomisme.
Les solidaires, quant à eux, ont aussi défendu une approche mitoyenne jusqu’en 2017 : rappelons qu’ils promettaient un référendum sur une constitution québécoise sans déterminer d’avance si cette constitution ferait du Québec un pays.
Afin d’absorber Option nationale, QS a accepté de réviser cette position. Mais les circonstances de l’organisation sont demeurées les mêmes, et la perspective d’un référendum........
