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Bozos artificiels

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06.05.2026

Certes, nous avons des raisons de craindre les ravages que l’intelligence artificielle (IA) pourrait provoquer dans l’économie. Le patron de l’IA chez Microsoft, Mustafa Suleyman, déclarait en février au Financial Times que « le travail de col blanc, où vous êtes assis devant un ordinateur, que ce soit en tant qu’avocat, comptable, chef de projet ou spécialiste du marketing — la plupart de ces tâches seront entièrement automatisées par une IA d’ici les 12 à 18 prochains mois ». Cela nous donne le temps de voir venir cette automatisation, au plus tard d’ici le mois d’août de l’an prochain.

On peut se replier sur la prévision du p.-d.g. d’Anthropic (maison mère de Claude), Dario Amodei, selon lequel « l’IA pourrait abolir la moitié des emplois de cols blancs du bas de l’échelle et porter le chômage à 10 ou 20 % d’ici un à cinq ans ». Voyez, c’est beaucoup plus ciblé. Seule la moitié des nouveaux cols blancs, et leur date de péremption pourrait atteindre 2031.

La destruction de votre outil de travail et une soudaine augmentation du chômage peuvent vous sembler catastrophiques. C’est qu’il vous manque un point de comparaison. Elon Musk l’a donné à Joe Rogan l’an dernier : « La probabilité n’est que de 20 % que l’IA entraîne notre annihilation. » C’est rassurant. « Le verre est à 80 % plein », ajoute-t-il.

Cette prévision de 10 à 20 % est aussi celle émise récemment par........

© Le Devoir