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Idées | Permettre aux voix citoyennes de s’exprimer offre un antidote à la centralisation

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11.09.2026

Au moment où s’amorce la campagne électorale, tous les partis politiques courtisent les régions où pourrait se décider le choix du prochain gouvernement. Or, au cours des dernières décennies, on constate un renforcement de la centralisation des grandes missions de l’État à Québec qui a pour conséquence un bâillonnement de la voix des régions. Jusqu’à maintenant, aucun parti ne remet clairement en question ce processus de centralisation. Pire encore, le mutisme imposé aux acteurs régionaux fait oublier leur capacité d’action.

La proposition qui suit vise à inverser ce processus en confiant aux régions des lieux de parole et de mobilisation.

Rappelons qu’au cours des dernières décennies, on a assisté à une centralisation des opérations liées aux grandes missions de l’État québécois en éducation, en santé, en environnement, en transport et en développement régional. Ainsi, les Conseils régionaux de la Santé et des services sociaux ont disparu. Les commissions scolaires composées d’élus au suffrage universel ont été remplacées par des centres de services scolaires dont la direction est nommée par la ministre. En 2015, le gouvernement a congédié les centres locaux de développement (CLD) et les Conférences régionales des élus (CRÉ), qui mobilisaient à leur côté les acteurs de la société civile.

Cette centralisation paternaliste et liberticide, loin de renforcer le Québec, l’affaiblit en lui imposant une solution unique qui s’adapte bien mal aux réalités régionales. Elle alourdit la prise de décision alors qu’il faudrait plus de souplesse. Elle n’écoute qu’elle-même quand il faudrait prêter l’oreille aux voix qui exposent les problèmes et les solutions émanant du milieu.

La première étape d’une........

© Le Devoir