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S’attaquer à notre vulnérabilité commerciale

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22.01.2025

Le Québec et le Canada doivent se rendre à l’évidence et s’y adapter : ils se retrouvent devant un puissant partenaire commercial qui ne respecte pas ses engagements, voire sa propre signature. Il y a urgence d’aborder cette vulnérabilité de front. Faut-il se rappeler la renégociation forcée de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) sous les menaces tarifaires, qui a donné naissance à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique, signé officiellement le 30 novembre 2018, sous la première présidence trumpienne ? Et on remet ça !

Des droits de douane de 25 % sur tous les produits canadiens entrant aux États-Unis, des tarifs plus faibles, ciblés, graduels ou imposés en bloc… Au mieux, on pourrait penser que les produits stratégiques dont les États-Unis ont besoin seront tôt ou tard exemptés. Or, les produits que les Américains ne produisent pas suffisamment, mais qu’ils peuvent remplacer ou importer d’ailleurs, n’ont probablement pas la même chance. Faudra voir. Tout sera précisé le 1er février, a annoncé Donald Trump lundi.

Il faut le dire. Advenant que soit mise à exécution la menace d’application à la frontière de droits de douane généralisés de 25 %, c’est la récession assurée au Canada. La Chambre de commerce du Canada a estimé que de tels tarifs pourraient réduire le PIB du pays de 2,6 %, ce qui équivaut à un coût de 1900 dollars par an par ménage. Pour les États-Unis, cela signifierait une baisse de 1,6 % du PIB et une perte équivalente à 1300 dollars par an par ménage.

Au Québec, selon les propos du ministre des Finances Eric Girard recueillis par Le Devoir, « si nous avons des bonnes nouvelles, probablement que le mieux qu’on va faire, ce serait 2 % de croissance [en 2025]. Tandis que dans un scénario plus “catastrophe”, où il y aurait une récession provoquée par des tarifs d’un ordre de grandeur de ceux qui ont été évoqués, peut-être qu’on est à -1 % ».

Et les représailles vont venir. La réplique canadienne suivra, promet-on. Devant la contrainte, on parle d’emprunter la........

© Le Devoir