L’immobilier, l’autre grande inconnue
Le printemps est généralement annonciateur du degré de fébrilité sur le marché immobilier. Pour 2025, trop d’inconnues marquent ce début d’année.
On connaît la principale : un gouvernement Trump 2.0, source d’incertitude et d’imprévisibilité pour l’économie canadienne. Le protectionnisme et l’isolationnisme prônés par ce gouvernement — lire l’ampleur de la guerre commerciale attendue — détermineront le degré de décélération de l’activité économique, de réactivation de l’inflation et de détérioration du marché du travail. Et donc, du sens et de l’ampleur des rajustements en matière de taux d’intérêt.
Dans ses prévisions immobilières publiées le mois dernier, la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) prend d’ailleurs bien soin de préciser qu’elle ne peut esquisser de scénario de référence. « L’avenir économique du Canada est très incertain en raison des changements potentiels dans les politiques commerciales des États-Unis et de la réduction des niveaux d’immigration. Compte tenu de cette incertitude, nous n’avons pas établi de scénario de référence. Nous avons plutôt fait des projections selon trois scénarios plausibles », a-t-elle souligné.
L’autre grande inconnue ? L’état de santé financière (et psychologique) des millénariaux, soit cette strate de personnes âgées de 29 à 44 ans selon la définition retenue par Statistique Canada. Cette cohorte abrite un nombre important d’accédants à la propriété immobilière et constitue le moteur de la demande de logements en ce moment, prend soin de souligner la SCHL. Mais voilà. Selon les résultats d’© Le Devoir
