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Chronique | Le salaire de l’appauvrissement

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saturday

La hausse de plus de 3 % du salaire minimum le 1er mai s’inscrit dans la mouvance générale. Mais sur une base historique, tout au plus pourrait-on y voir une réduction du jeu des écarts salariaux confinée à la tranche des jeunes travailleurs. Quant à l’enrichissement des personnes concernées, on repassera.

Dans son communiqué publié en janvier, le ministre du Travail, Jean Boulet, a fait l’annonce d’une hausse de 0,50 $ l’heure ou de 3,11 % du taux général du salaire minimum, qui passera à 16,60 $ l’heure. Pour leur part, les salariés à pourboire verront leur salaire minimum augmenter de 0,40 $, à 13,30 $, soit une hausse de 3,1 %. Dans le premier cas, l’augmentation doit bénéficier à 258 900 personnes, prend-il soin de souligner. « Cette hausse est alignée sur la croissance prévue du salaire horaire moyen au Québec. Elle porte le ratio entre le salaire minimum et le salaire horaire moyen à près de 50 % pour la période 2026-2027. » Petit clin d’œil toutefois, à titre de comparaison, les employés du secteur privé sous réglementation fédérale ont vu leur salaire minimum passer à 18,15 $ l’heure le 1er avril.

Effectivement, si l’on reprend les projections de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés tirées de son enquête sur les prévisions salariales 2026 « tous emplois confondus, les employeurs du Québec prévoient accorder des augmentations salariales de 3,2 % cette année, comparativement à 3,1 % dans l’ensemble du Canada. » Et l’Ordre d’ajouter qu’au........

© Le Devoir