La paix, c’est la guerre
Une guerre, une de plus, la sixième ou septième intervention militaire pour ce « président de la paix ». Lancée sur fond d’accusations fantaisistes, sans consulter le Congrès, sans qu’on en voie l’issue ni la justification exacte.
Les États-Unis et Israël attaquent le régime iranien, bombardent et éliminent le Guide suprême, Ali Khamenei, plus une flopée de vice-chefs.
Le droit international ? La Constitution américaine ? De quoi parlez-vous ? Notre « mission » est au-dessus de ces considérations…
Les ayatollahs sont le mal incarné, la répression et l’extermination de milliers de filles et de garçons, durant le dernier soulèvement populaire, en décembre et en janvier, constituent un crime contre l’humanité.
En conséquence, tout devient permis contre un régime « islamo-fasciste », incarnation absolue du Mal.
Mais, comme au Venezuela, sommes-nous certains de vouloir confier notre destin au solipsisme sans fond de Donald Trump, candidat frustré, agressif et menaçant… au prix Nobel de la paix ? Croyons-nous vraiment à un « cercle vertueux », même involontaire, qui se déploierait dans la foulée de la chute du régime islamique en Iran — peu importe la méthode ?
Nous bombarderons, a dit Trump en ce 28 février, « sans interruption tout au long de la semaine ou aussi longtemps que nécessaire pour atteindre notre objectif de PAIX DANS TOUT LE MOYEN-ORIENT ET, EN FAIT, DANS LE MONDE ! ». Avec majuscules impératives.
Autrement dit : la guerre, c’est la paix…
Dans sa vidéo de huit minutes, Trump a exposé ses justifications.
Au moins trois d’entre elles — imputer à l’Iran un attentat terroriste de l’an 2000 (contre le USS Cole au Yémen), prétendre que l’Iran était en voie de reconstituer ses capacités........
