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La fin du bilinguisme dans les Forces sonne la capitulation du fédéral

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05.08.2026

Le Comité permanent de la défense nationale tient depuis des mois des audiences sur la situation des membres francophones au sein des Forces armées canadiennes. Dans le cadre de ces travaux, l’un des cosignataires de cette lettre, Éric Sauvé, a d’ailleurs été invité à témoigner devant le Comité.

La place du français, le bilinguisme et l’accès aux services dans les deux langues officielles faisaient partie des nombreux enjeux soulevés. Or, voilà que Le Devoir nous apprenait récemment que la Défense nationale a retiré au français son statut de langue de travail dans environ 180 unités et organisations auparavant bilingues.

Le ministère canadien de la Défense nationale a décidé que, désormais, la langue de travail sera principalement déterminée par la région géographique dans laquelle se trouve l’unité. Concrètement, ça signifie qu’à l’extérieur du Québec, du Nouveau-Brunswick et de certaines régions de l’Ontario, l’anglais deviendra la langue de travail.

Non seulement nos recommandations semblent être restées lettre morte, mais cette décision constitue un recul institutionnel majeur en matière de bilinguisme.

Mais ce qui est encore plus préoccupant, c’est la justification donnée par la Défense nationale. Le ministère explique que plusieurs organisations et unités situées dans des régions unilingues éprouvaient des difficultés à respecter leurs obligations linguistiques, ce qui entraînait des plaintes — fondées, précise le ministère — et de la frustration. Mais plutôt que de tenter de faire respecter les exigences, les autorités ont choisi de réduire les obligations.

Concrètement, on récompense ici ceux qui se sont traîné les pieds. C’est trop difficile pour vous d’atteindre les normes de bilinguisme ? Pas de problème : on va vous soustraire à certaines obligations de la Loi sur les langues officielles par une pirouette administrative. Problème réglé.

Quel message institutionnel envoie-t-on lorsqu’une politique est difficile à........

© Le Devoir