Le paradoxe péquiste et l’examen de conscience
Il y a une quinzaine d’années, au moment où j’étais étudiant au baccalauréat en science politique, mon père m’a demandé si les jeunes étaient encore motivés par la souveraineté. Je lui ai dit que c’était le cas pour plusieurs personnes dans mon entourage, mais que ce n’était plus nécessairement leur priorité politique principale.
Au cours de ces années, des jeunes québécois ont été séduits par la campagne de Jack Layton en 2011 et ont voté pour le Nouveau Parti démocratique. Certains se sont joints à Occupons Montréal à l’automne 2011 afin de dénoncer des inégalités économiques et sociales.
Plusieurs ont bien évidemment participé au mouvement étudiant du printemps 2012. D’autres ont milité pour des causes environnementales, pour les droits de la communauté LGBTQ et pour une plus grande réconciliation avec les peuples autochtones.
Ces Québécois se situent à gauche sur l’échiquier politique et plusieurs d’entre eux sont souverainistes. Ils peuvent avoir appuyé Québec solidaire dans les dernières années. Certes, ce parti est officiellement souverainiste, mais il reste que son électorat est beaucoup plus divisé sur cette question.
Valeurs conservatrices
Je connais aussi des personnes dans la vingtaine et dans la trentaine qui ont été attirées par le discours de la Coalition avenir Québec (CAQ), alors que ce parti a généralement fait la promotion du........
