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Le politiquement viable, et nous

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11.03.2026

2014. C’était la belle époque, tout de même, avec le recul. Le débat sur la « charte des valeurs québécoises », proposé par le ministre du Parti québécois (PQ) Bernard Drainville, faisait rage. Le projet de loi visait, au nom de la « laïcité », à interdire les emplois dans la fonction publique à toute personne portant un signe religieux « ostentatoire ».

Je dis que c’était la belle époque parce que la résistance de la société civile avait pu s’organiser de manière transpartisane : les appartenances politiques ne s’étaient pas encore structurées autour de cette question. Des voix importantes du PQ et du mouvement souverainiste de manière plus générale avaient fortement critiqué le projet de loi du gouvernement Marois.

C’est dans ce contexte que j’avais pu côtoyer l’ex-député bloquiste et ex-président de la Société Saint-Jean-Baptiste Jean Dorion, dont on a souligné le décès en début d’année. Son essai Inclure. Quelle laïcité pour le Québec ?, publié en 2013, commence en expliquant l’impact profond qu’une éducatrice de CPE qui porte le voile, Karima, a eu sur lui et sa famille. Le contact avec l’altérité avait fait fondre ses appréhensions et préjugés et motivé son engagement pour un Québec inclusif. D’autres étaient en train de se faire une tête. Changer d’idée était encore possible. Une certaine Christine Fréchette, directrice adjointe de cabinet de Jean-François Lisée, avait démissionné devant le « malaise » qu’elle ressentait à défendre cette « charte ».

Les militants péquistes opposés à la........

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