menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Mieux soutenir ceux qui accompagnent

35 0
31.08.2026

Le Devoir vous invite sur les chemins de traverse de la vie universitaire. Une proposition à la fois savante et intime, à cueillir tout l’été comme une carte postale. Aujourd’hui, on se penche sur les défis des intervenants dans le réseau de la santé.

Le quotidien des intervenants pivots invite à réfléchir aux conditions qui permettent de bien accompagner les personnes et leurs proches dans le réseau de la santé et des services sociaux.

« J’adore mon travail. J’aime moins les structures. » Ces mots sont ceux d’une intervenante rencontrée lors de mes travaux auprès d’intervenants pivots qui accompagnent des personnes autistes ou vivant avec une déficience intellectuelle ou physique au Québec. Accompagner les personnes et leurs proches et coordonner leurs soins et services sont au cœur de leur rôle. Leur réalité soulève une question plus large : dans quelles conditions peut-on réellement offrir un accompagnement de qualité ?

Cette tension m’est familière. Avant de m’y intéresser comme chercheuse, je l’ai ressentie comme intervenante, puis dans l’enseignement auprès de futurs professionnels et de personnes déjà engagées sur le terrain. Accompagner une personne et ses proches dans leur trajectoire de soins et de services, c’est écouter, soutenir, créer un lien et chercher à apporter une contribution. C’est aussi trouver la bonne ressource, joindre le bon interlocuteur, refaire une démarche, attendre un service ou tenter d’assurer une continuité entre les services et les professionnels. Et pour y arriver, il faut du temps, des ressources et des appuis.

Entre vouloir bien accompagner et pouvoir le faire, il y a tout un environnement de travail. Le stress et l’épuisement en font partie, mais d’autres dimensions entrent aussi en jeu. Les........

© Le Devoir