Un fiasco plus grand que le mensonge
Il y a un je-ne-sais-quoi de préoccupant dans la réaction des acteurs concernés par les fabuleux dépassements de coûts de la mise à jour des systèmes informatiques de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). À partir du moment où la vérificatrice générale, Guylaine Leclerc, indique que le comité de pilotage du projet a caché des informations au comité de direction et au conseil d’administration, nos braves gardiens des fonds publics et de l’intégrité gouvernementale s’empressent de se dédouaner de toute responsabilité.
Il fallait entendre le premier ministre du Québec, François Legault, s’indigner de la situation. « C’est très grave, ce qui est arrivé. […] De l’information fausse a été donnée au gouvernement », a-t-il dit. Et la ministre des Transports et de la Mobilité durable, Geneviève Guilbault, de renchérir. « De manière délibérée, des [gens à la SAAQ] ont transmis à des décideurs de l’information incomplète ou inexacte. C’est inacceptable, c’est quant à moi outrageux », a-t-elle commenté.
Circulez, braves gens. Il n’y a rien à voir. Rien à ajouter. Une lecture attentive du rapport de la vérificatrice générale permet plutôt de conclure à une responsabilité partagée dans ce........
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