L’opposition va trop loin
Certains partis d’opposition sont difficiles à suivre dans le dossier des dépassements de coûts du projet SAAQclic. Sitôt exaucés dans leur demande pour la tenue d’une commission d’enquête publique, ils ont repris leur offensive pour chipoter sur la nomination du juge Denis Gallant à la présidence des travaux.
Le Parti libéral du Québec (PLQ) et le Parti québécois (PQ) ont adopté une position à la limite de la démagogie en demandant la récusation du juge Gallant. Son crime est d’avoir fait partie de l’équipe de la commission Charbonneau, en compagnie de l’actuelle présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, de 2011 à 2015. Les deux ex-collègues se sont vus à cinq reprises depuis la fin de cette commission marquante dans l’histoire contemporaine du Québec.
Connaissance ne veut pas dire connivence, une nuance perdue dans la critique. La probabilité que Sonia LeBel soit appelée à témoigner sur l’implication du Conseil du trésor dans le fiasco de SAAQclic est plausible, mais faible. Si cela se trouve, l’exercice se déroulera en public, la conduite des deux protagonistes sera scrutée à la loupe et vous pourrez toujours compter sur les avocats des parties mises en cause pour pratiquer leur sport préféré, le contre-interrogatoire serré.
Rien qui permette de crier à l’apparence de conflit d’intérêts, comme le font le chef libéral par intérim, Marc Tanguay, et le chef péquiste, © Le Devoir
