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Éditorial|Observations de fin de course électorale Brian Myles

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02.10.2026

Le Devoir se prononce sur les élections du 5 octobre dans le respect de la liberté de conscience de nos lecteurs et lectrices. Nous ne dirons à personne pour qui voter, et préférons porter notre regard sur les valeurs et les choix de société difficiles qui se profilent à l’horizon.

Les élections 2026 se concluront par une défaite et un appel à la prudence lundi. Les électeurs seront à nouveau trahis par l’obsolescence de notre mode de scrutin, incompatible avec la diversité de la représentation politique.

En 2026 comme en 2022, les Québécois investissent leurs espoirs dans cinq formations politiques. Dans de nombreuses circonscriptions, nous avons affaire à des courses à trois portant tantôt sur des enjeux nationaux, tantôt sur des enjeux sectoriels. Nous assistons autant à la dispersion du vote qu’à l’atomisation des termes du débat. Cinq partis pourraient être représentés à l’Assemblée nationale, une situation qui n’a pas été vue depuis 1976.

À l’image d’un Jean-Pierre Charbonneau, inlassable militant de la réforme du mode du scrutin, nous revendiquons une forme de proportionnelle. Sans quoi le décalage entre les attentes exprimées dans le secret de l’isoloir et le résultat du vote ne fera que grandir dans les cycles politiques à venir.

C’est l’idée même de la démocratie représentative qui souffre lorsque les distorsions générées par le mode de scrutin deviennent la norme et non l’exception. De là se dégage cette impression de défaite face à un système électoral qui n’est plus en mesure de refléter fidèlement le pluralisme politique contemporain.

Si la proverbiale tendance se maintient, le Parti québécois (PQ) de Paul St-Pierre Plamondon formera le prochain gouvernement. Le chef péquiste a patiemment reconstruit une formation au bord de l’abîme en 2022, avec un caucus de trois députés, en misant d’entrée de jeu sur la carte de la souveraineté et en se montrant encore plus déterminé que la CAQ dans l’adoption de mesures visant à contrer le déclin du français. Il a fait mentir au passage les nécrologues qui prédisaient la disparition de son parti.

Malgré sa promesse récente de........

© Le Devoir