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Qui défend l’autonomie constitutionnelle du Québec ?

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26.08.2026

Le conflit commercial entre le Canada et les États-Unis met en évidence les limites de la doctrine Gérin-Lajoie, qui définit depuis des décennies l’action du Québec sur la scène internationale. L’heure est venue de contrer ces lacunes, écrit l’auteur.

La rupture récente des négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis a mis en lumière un enjeu qui dépasse la seule protection du français et de la culture québécoise. Elle pose plus largement la question de la capacité du Québec à préserver son autonomie constitutionnelle lorsque des politiques relevant de ses compétences deviennent des objets de négociation ou de contestation sur la scène internationale.

Selon le premier ministre du Canada, Mark Carney, les négociateurs américains auraient demandé des concessions touchant notamment certaines politiques culturelles, les mécanismes de soutien au contenu canadien ainsi que des exigences relatives à l’usage du français sur les produits.

Le représentant au Commerce des États-Unis, Jamieson Greer, a contesté cette interprétation, soutenant que Washington ne s’opposait pas au français comme tel, mais plutôt à certaines obligations réglementaires imposées aux entreprises américaines.

Au-delà de ce désaccord sur la nature exacte des demandes américaines, un fait demeure : des lois adoptées par le Québec dans l’exercice de ses compétences constitutionnelles sont des irritants........

© La Presse