La nouvelle Acadie veut renommer son université
L’Université de Moncton, qui dessert la population francophone acadienne, porte le nom de celui qui tenta jadis de la faire disparaître, souligne Rosella Melanson.
Changer son nom n’est pas une mince affaire pour une institution.
Il arrive que la décision s’impose d’elle-même, par exemple quand la mission d’un collège change. Les exemples de changement de nom parce qu’une institution est devenue laïque ou mixte sont nombreux.
La décision peut également survenir parce qu’une institution ne peut plus justifier que son nom honore un personnage déshonorable. Ainsi récemment, la Ryerson University est devenue la Toronto Metropolitan University.
Et certaines institutions décident de changer leur nom simplement parce qu’il ne leur sert pas bien, étant trop imprécis, fade, impolitique, ou peu vendeur. Récemment, l’Université Paul-Sabatier est devenue l’Université de Toulouse. La Columbia University s’appelait King’s College avant la guerre d’Indépendance des États-Unis.
Le cas de l’université acadienne, l’Université de Moncton, est un peu de tout ça.
Son nom est clairement imprécis pour ne pas dire timide. Comme le dit le Comité citoyen pour un nouveau nom, son nom masque ce qu’est l’institution. Elle est fièrement acadienne, francophone, provinciale, issue de la fusion des collèges privés existants dans les trois principales régions acadiennes du Nouveau-Brunswick. Ses trois constituantes, à........
© La Presse
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