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Pétrolières et gazières doivent payer leur juste part

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16.06.2026

Le déficit de maintien des réseaux d’aqueducs et des routes atteint 50 milliards de dollars, auxquels il faut ajouter 2 milliards par an pour l’adaptation aux changements climatiques. L’auteur réclame une contribution accrue des producteurs d’énergies fossiles.

Le rapport Jérôme-Forget–Marceau, rendu public le mois dernier aux Assises de l’Union des municipalités du Québec, a remis au cœur du débat public l’épineuse question du financement des infrastructures⁠1. Et pour cause : après des décennies de laisser-aller, le déficit de maintien des réseaux d’aqueducs et des routes est aujourd’hui évalué à 50 milliards de dollars. Il faut ajouter à cela 2 milliards chaque année, et ce, jusqu’en 2050, pour adapter nos infrastructures aux changements climatiques.

Les solutions apportées jusqu’ici se tournent encore une fois vers les ménages pour éponger ce déficit colossal. Or, le temps serait-il venu de mettre aussi à contribution ceux qui sont en partie responsables de la dégradation accélérée de nos infrastructures et qui nagent actuellement dans les profits, soit le secteur pétrolier et gazier ?

Des profits records depuis la crise en Iran

Les contribuables ont déjà........

© La Presse