Le droit de croire sans craindre
Dans un contexte où les crimes haineux liés à la religion sont en hausse en Canada, les auteurs en appellent à trouver un juste équilibre afin de prévenir l’incitation à la violence sans compromettre les libertés fondamentales.
Le 22 août marque la Journée internationale de commémoration des personnes victimes de violences en raison de leur religion ou conviction. L’actualité nous rappelle, malheureusement, que ces violences ne sont pas chose du passé. Plus tôt cette année, le monde marquait la 15e commémoration des attentats d’Oslo et d’Utoya, où 77 personnes ont perdu la vie. Ici même, au Canada, la tuerie de la Grande Mosquée de Québec demeure gravée dans notre mémoire collective : six hommes réunis pour prier ont perdu la vie ce jour-là, laissant derrière eux 17 orphelins. Plus récemment, l’attaque de Bondi Beach, en Australie, perpétrée lors des célébrations de Hanoukka, a de nouveau rappelé la vulnérabilité des communautés religieuses face à la violence antisémite.
Au Canada, les crimes haineux liés à la religion sont passés de 469 en 2015 à 1115 une décennie plus tard ( 137,7 %)1.
Ces violences dépassent la tragédie humaine. Elles constituent aussi une atteinte aux fondements de notre société régie par l’État de droit.
Au Canada, la liberté de conscience, la liberté de religion et la liberté d’expression sont........
