Et la transition, M. Carney ?
Nicolas Chagnon aimerait que le gouvernement cesse de se traîner les pieds dans sa réponse à la crise climatique.
Cher premier ministre,
Je suis un médecin et, comme vous, un père de famille et un coureur. Indéniablement, la politique c’est compliqué, encore plus aujourd’hui avec un voisin détraqué au sud et des mouvements séparatistes sur les deux flancs.
C’est juste que les lois physiques qui régissent le climat s’en moquent. Et avec l’arrivée d’El Niño cet été, les conséquences du réchauffement climatique sous-jacent deviendront très, très concrètes.
Il suffit de discuter avec vos collègues d’Oxford et vos amis banquiers de Canary Wharf de la vague de chaleur record qui a frappé le Royaume-Uni à la fin mai ainsi que celle qui vient de s’abattre sur l’Europe à la fin juin.
Écoutez, je me préoccupe des changements climatiques depuis l’époque où on parlait de « l’effet de serre ». À titre individuel, j’essaie de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour être un citoyen responsable : pompes à chaleur, panneaux solaires, voiture électrique, travaux d’isolation, jardin rempli de plantes indigènes pour courtiser les pollinisateurs, dons pour la protection de la nature, contributions significatives à des coopératives d’énergie renouvelable, et désinvestissement de tous mes placements des énergies fossiles.
Mais il est évident que la réponse à la crise climatique ne peut pas reposer uniquement sur les épaules des individus. Idéalement, il faudrait une mobilisation générale de l’État pour faire face à cette menace existentielle.
Le problème, c’est que........
