La force que l’on prend pour de la faiblesse
La quatrième saison de Survivor Québec s’est terminée sur la victoire d’une femme qui a défendu un leadership discret, mais affirmé. Une forme de pouvoir que l’on peut voir autant sur les plages du Panamá que dans des conseils d’administration, explique Janie Duquette.
Kathrine Huet a remporté la quatrième saison de Survivor Québec. Et déjà, le même reproche : elle n’a presque pas gagné d’épreuves.
Le sous-entendu est clair : pas de victoire physique, pas de domination.
Je pense exactement l’inverse. Les épreuves qu’elle n’a pas gagnées rendent sa victoire plus impressionnante, pas moins.
Parce que Survivor, ce n’est pas les Jeux olympiques. On n’y gagne pas en s’accrochant le plus longtemps à un poteau, mais en lisant les autres, en bâtissant des alliances, en survivant à chaque vote jusqu’au bout. Ce ne sont pas les bras qui font gagner Survivor. C’est la tête.
Ça fait des années que j’écris sur Survivor. Pas parce que c’est une téléréalité. Parce que c’est l’un des laboratoires humains les plus honnêtes qui existent. Le pouvoir, les alliances, les biais, le leadership s’y jouent à ciel ouvert, sans le vernis qu’on met d’habitude par-dessus. J’ai passé ma carrière à........
