Peut-on parler de l’avenir du Québec sans les Premières Nations ?
Les auteurs partagent la conviction que tant les Premières Nations que le peuple québécois doivent pouvoir déterminer eux-mêmes leur avenir, des aspirations qui peuvent cohabiter, selon eux.
Lors du débat Face-à-face de TVA, le journaliste Paul Larocque a posé une question qui mérite d’être saluée. Dans une campagne où les enjeux autochtones ont été largement absents des échanges, il a rappelé une réalité devenue incontournable : plusieurs des grands projets qui façonneront l’avenir du Québec, notamment en matière de développement énergétique, ne pourront se réaliser sans la participation et le consentement des Premières Nations.
La question a donné lieu à un échange entre Christine Fréchette et Paul St-Pierre Plamondon à propos de Churchill Falls et d’un éventuel projet de souveraineté. Au-delà des positions partisanes, un constat s’impose : il n’est plus possible de réfléchir à l’avenir politique, économique ou énergétique du Québec sans tenir compte des Premières Nations.
Voilà un point de départ important. Mais cette reconnaissance de la nécessité d’obtenir le consentement des Premières Nations soulève une question plus fondamentale encore : sommes-nous prêts à reconnaître pleinement leur droit à l’autodétermination ?
Car aucun des grands enjeux qui marqueront l’avenir du Québec, qu’il s’agisse du développement énergétique, de l’exploitation des ressources naturelles, de l’avenir constitutionnel ou de la souveraineté, ne peut être sérieusement........
