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« Il a peur de la foule, des cris et n’est pas allé à l’école depuis l’incident » : après l’agression raciste d’enfants à la carabine, les habitants de l’Arbousset appellent à la mobilisation

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24.04.2026

Près d’une semaine après les injures racistes et les menaces proférées par un voisin armé d’une carabine, les habitants du quartier de l’Arbousset, à Espaly-Saint-Marcel, appellent à un rassemblement sur place, samedi 25 avril. Un moyen de montrer leur colère face au laxisme de la justice, annoncent des proches de victimes à « l’Humanité ».

Les habitants du quartier de l’Arbousset, dans la commune d’Espaly-Saint-Marcel (Haute-Loire), ne souhaitaient tout simplement pas être maltraités. Malgré la simplicité de la demande, cette dernière n’a pas été respectée et, dorénavant, ils se retrouvent au centre d’une affaire d’ampleur nationale.

« On n’avait jamais eu de problèmes », s’étonne Noureddine Ezbiti, chauffeur routier ayant habité pendant deux décennies dans ce quartier de la banlieue du Puy-en-Velay, auprès de l’Humanité. Tout a pourtant basculé dans l’après-midi du dimanche 19 avril, lorsqu’un habitant, Michel V., a menacé une dizaine d’enfants avec une carabine à plomb, criant « dehors sale nègre, sale Arabe, sale bougnoul ».

« Il s’est retourné et a vu le monsieur le viser »

Le fils de Noureddine Ezbiti, Youssef (le prénom a été modifié), âgé de 10 ans, était présent. « Mon fils était le dernier à partir, raconte Noureddine Ezbiti. Il a vu ses potes courir, mais ne comprenait pas pourquoi. Il s’est retourné et a vu le monsieur le viser depuis sa fenêtre avec une carabine, en proférant des propos racistes. »

Le groupe d’enfants était alors en train de jouer au foot au pied du lotissement. Vers 15 heures, Michel V., retraité âgé de 64 ans, se serait exaspéré du bruit émanant de la place. De quoi lui paraître suffisant pour menacer ce groupe dont l’enfant le plus âgé a à peine 12 ans. Arrêté par la police du Puy-en-Velay, le tireur présumé a passé la nuit au commissariat avant d’être relâché le lendemain.

« Il faut........

© L'Humanité