La RATP forcée de reporter « sine die » le remplacement des agents en gare par des QR code sur le RER B
La RATP a repoussé l’expérimentation du remplacement des agents de six gares du RER B par des QR Codes. Bien que « désormais reportée sine die », selon le groupe communiste à la région Île-de-France, les élus PCF réclament l’abandon total de ce projet de déshumanisation du service public de transport.
C’est une victoire contre la déshumanisation du service public de transport en Île-de-France. Initialement prévue fin janvier puis le 22 février dernier, l’expérimentation du remplacement d’agent en gare au profit de QR code permettant aux usagers de joindre un agent en visioconférence, a été repoussée « sine die », annonce le groupe communiste à la région. « À l’approche des scrutins municipaux, c’est une victoire majeure obtenue grâce à la mobilisation contre ce projet de déshumanisation, se félicite la présidente du groupe Céline Malaisé. Nous réclamons désormais son abandon total ».
« Le recul de la présence humaine en gare nuit à la sécurité »
L’expérimentation devait concerner 6 gares du RER B : Parc de Sceaux, Sceaux, Le Guichet, Bures-sur-Yvette, Lozère et Courcelle-sur-Yvette. Cette dernière est située à 30 kilomètres de la station Saint-Michel-Notre Dame, où devait être posté l’agent en visioconférence. En réaction, la CGT RATP avait déposé une alarme sociale. « Les objectifs de productivités fixés par l’autorité organisatrice Île-de-France mobilités (IDFM) poussent les opérateurs à chercher des économies, quitte à réduire la présence humaine en gare », tance l’élue PCF.
Sur le RER B, les agents bientôt remplacés par des QR Codes pour toujours plus d’économies et de déshumanisation
Ainsi, depuis 2021, le réseau transilien a vu la fermeture d’au moins 75 guichets. Sans compter la réduction des amplitudes horaires d’environ 130 guichets. « Le recul de la présence humaine en gare nuit à la sécurité et à la sûreté des biens et des personnes. Et dégrade davantage la gestion des situations perturbées et laisse sans assistance les usagers en situation de fragilité », conclut Céline Malaisé.
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