Financement, ouverture à la concurrence, climat social explosif à la SNCF… le ferroviaire sous haute tension
Si un projet de loi-cadre commence à être examiné au Parlement, il manque annuellement un milliard d’euros pour financer le ferroviaire d’ici à 2032. En interne à la SNCF, le climat social explosif pourrait déboucher sur un mouvement, sur fond de libéralisation des TER.
Un accident qui met en émoi les acteurs ferroviaires. Mardi 7 avril, à 6 h 47, un TGV reliant Dunkerque à Paris et circulant à 160 km/heure est entré en collision avec un poids lourd transportant un pont mobile militaire lors d’un convoi exceptionnel, sur un passage à niveau, à Bully-les-Mines (Pas-de-Calais).
Le chauffeur routier, un Polonais de 30 ans résidant en France, a été mis en examen pour homicide routier et placé sous contrôle judiciaire. Sur place, Jean Castex, PDG du groupe SNCF, a précisé dans la matinée de l’accident que le passage à niveau était « en état de fonctionnement normal ». Seize blessés à bord du train sont à déplorer. Le conducteur du TGV, un cheminot d’une cinquantaine d’années, est décédé.
Pour l’heure, l’enquête disculpe le groupe SNCF. Mais l’état du réseau est brusquement réapparu dans le débat public, alors qu’un projet de loi-cadre de financement des transports a été examiné en commission au Sénat, le 8 avril. « Nous payons des décennies de sous-investissement par les gouvernements successifs, tance Thierry Nier, secrétaire général de la CGT cheminots. Cela peut poser la question de la sûreté des circulations. L’Espagne a connu un accident mortel du fait de l’état de l’infrastructure courant janvier. »
Qui va payer le milliard manquant ?
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