À Paris, un 1er mai pour ne pas « toucher au repos du prolo »
Un cortège fourni a défilé dans la capitale, entre les places de la République et de la Nation, à l’appel de la CFDT, la CGT, l’Unsa, Solidaires et la FSU. Les manifestants ont dénoncé les attaques faites contre la journée internationale des droits des travailleurs par les macronistes et l’extrême droite.
« À écouter les clients, il faudrait être à leur service tous les jours de l’année ». En tête du cortège parisien de la CGT, Caroline est venue en tenue de travail. « Nous sommes contre le travail le 1er mai », martèle cette boulangère, employée depuis une dizaine d’années dans un établissement parisien. Accompagnée de plusieurs de ses collègues, cette militante de la FNAF-CGT assure que « dans la pratique, beaucoup de salariés de boulangeries sont forcés de travailler. Le volontariat est souvent une fable, d’autant que l’inspection du travail contrôle très rarement les commerces ».
Cette année, les cortèges du 1er mai avaient des atours particulièrement revendicatifs. Depuis plusieurs semaines en effet, la journée internationale des droits des travailleurs est attaquée par l’exécutif, qui cherche à autoriser le travail dans les boulangeries et fleuristes lors du seul jour obligatoirement chômé et payé du........
