Négar Djavadi, romancière : « Ceux qui sont encore en Iran vivent dans un état de tension extrême, entre peur, attente et espoir »
À 11 ans, Négar Djavadi fuyait son pays natal sous le joug de l’ayatollah Khomeini. Aujourd’hui, la romancière analyse la situation : un régime affaibli par les bombardements, qui pratique la terreur intensive, et un peuple dans l’angoisse, mais profondément attaché à l’unité de son pays.
Négar Djavadi est romancière, scénariste et réalisatrice. Elle est née en Iran en 1969, dans une famille de la bourgeoisie intellectuelle opposée au régime du shah, puis à celui instauré par l’ayatollah Khomeini en 1979. Elle a quitté l’Iran à l’âge de 11 ans avec sa mère et sa sœur, traversant l’Europe à cheval et passant par les montagnes du Kurdistan pour rejoindre la France.
Son premier roman, Désorientale (Liana Levi, 2016), retrace l’odyssée d’une jeune femme qui lui ressemble. Dans La Dernière Place (Stock, 2023), elle passe au crible les mensonges des mollahs, dont celui échafaudé autour du crash, en janvier 2020, de l’avion reliant Téhéran à Kiev, dans lequel sa cousine trouva la mort.
Le peuple iranien peut-il encore se soulever, ou le...
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