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À Cuba, l’île privée d’énergie : « Quand est-ce que ça va s’arrêter ? »

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13.02.2026

Le blocus pétrolier décrété par Donald Trump affecte la vie quotidienne des Cubains. À La Havane, face à l’incertitude, les habitants survivent entre abattement et colère.

La Havane (Cuba), correspondance particulière.

José Luis Granados Ceja et Amba Guergueria*

Ambiance morose dans la capitale. Depuis que le président états-unien a coupé l’approvisionnement en pétrole à Cuba, la vie sur l’île est devenue plus incertaine et, face à la pénurie générale de carburant, le gouvernement a pris des mesures de grande envergure.

Ici, la vie semble au ralenti. Hôpitaux et cliniques ont réduit leurs services, la grande université de La Havane est vide, les étudiants ont reçu pour consigne d’étudier à domicile. Alors que les épiceries gérées par l’État restreignent leurs heures d’ouverture, les transports publics ont été en grande partie interrompus, tout comme la vente de combustible, ce qui a entraîné une forte augmentation des coûts de transport.

Tout juste signé ce 29 janvier, le décret présidentiel qui renforce la guerre économique menée depuis plus de soixante ans contre Cuba accélère avec brutalité la stratégie de « pression maximale » lancée par Donald Trump. « Les États-Unis prétendent agir pour notre bien, parce qu’ils veulent ”nous aider”. C’est n’importe quoi : ils nous font du mal et rien d’autre », peste Caridad Ramirez Pedroso. « J’ai 61 ans, poursuit la retraitée, et d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours ressenti le blocus. Blocus ! Blocus ! Blocus ! Quand est-ce que ça va s’arrêter ? »...

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