31 octobre : comment les autorités ont détourné des outils antiterroristes pour assigner des militants à domicile
Des assignations à résidence ont été prononcées par les autorités pour empêcher certains militants présumés de manifester samedi 31 octobre, une mesure généralement réservée à des cas extrêmes. Ce dimanche 1er novembre, des avocats et ONG dénoncent « une assimilation entre terrorisme et antifascisme et écologie radicale ».
Tous les moyens sont bons pour museler la colère populaire. Ce 1er novembre, plusieurs avocats et ONG dénoncent les assignations à résidence prononcées par les autorités pour empêcher certains militants présumés de manifester samedi 31 octobre. « Une assimilation entre terrorisme et antifascisme/écologie radicale », pour eux.
L’ONG Soulèvements de la Terre évoque un décompte « ahurissant », « nouvelle étape dans la crise despotique du gouvernement pour étouffer la révolte populaire ».« Syndicalistes, militants pro-Palestine, écologistes, antifascistes » ont été ciblés, recense Révolution permanente, fustigeant un procédé pour « criminaliser la contestation sociale et politique ». Partout en France, des personnes associées à des mouvements comme « Bloquons tout » ont pu recevoir ces courriers.
Me Pascual, avocate au barreau de Paris, décrit des personnes ciblées « qui, pour la grande majorité, n’ont jamais été condamnées ni même placées en garde à vue » : « On parle d’étudiants, d’agriculteurs à qui on impute une appartenance à l’écologie radicale, à l’idéologie antifasciste qui auraient été présents lors d’autres manifestations ». « Nous avons des........
