Un procès climatique « hors normes » contre le géant pétrolier TotalEnergies : ce qu’il faut savoir avant l’audience
Les audiences du procès intenté par une coalition d’ONG et la Ville de Paris au groupe pétrogazier pour manquement à son devoir de vigilance se tiennent ces 19 et 20 février 2026. Le tribunal judiciaire de Paris devra décider s’il faut contraindre la multinationale à cesser sa contribution à l’aggravation du changement climatique.
C’est un moment décisif dans une longue bataille juridique qui pourrait faire jurisprudence. Deux journées d’audiences cruciales se tiennent ces 19 et 20 février au tribunal judiciaire de Paris dans le cadre du procès climatique contre TotalEnergies. Plusieurs ONG, dont Notre affaire à tous, Sherpa et France Nature Environnement, ainsi que la Ville de Paris, ont attaqué le groupe pétrogazier pour manquement à son devoir de vigilance.
Ce contentieux, le premier en France, a pour but de contraindre le groupe à cesser sa contribution à l’aggravation du changement climatique. « Ce dossier s’inspire de la responsabilité des États, pour le transposer à la responsabilité des multinationales, qui émettent le plus de gaz à effet de serre et sont les premiers responsables du réchauffement climatique », indique Me François de Cambiaire, du cabinet Cambiaire & Méziani, l’un des avocats de la coalition. TotalEnergies n’est en effet pas n’importe quel acteur du secteur : le groupe se plaçait au 6e rang mondial de production de pétrole et de gaz en 2024, avec 2,43 millions de barils équivalents pétrole par jour.
L’affaire prend ses racines dans la loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordres, votée en 2017. Celle-ci établit l’obligation pour les...
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