Jean-Louis Debré, il était une fois une droite
Farouche défenseur des institutions de la Ve République, l’ex-président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel était un des derniers gardiens du temple gaulliste. Il est mort à l’âge de 80 ans.
Une page se tourne du long roman de la droite française. Jean-Louis Debré était certes retiré de la vie politique depuis 2016, mais loin d’être inactif : il occupait sa retraite en rédigeant des essais, faisant la tournée des dédicaces et s’essayant au théâtre.
Surtout, il incarnait toujours une certaine idée de la droite républicaine, dont on peine à percevoir les continuateurs aujourd’hui, dans un contexte de grande lepénisation des esprits. L’ancien président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel est mort dans la nuit du 3 au 4 mars, à l’âge de 80 ans.
Pur produit de la haute bourgeoisie, Jean-Louis est né en 1944 à Toulouse (Haute-Garonne), au sein du puissant clan Debré, usine à « grands hommes » : citons ses frères Vincent, homme d’affaires, François, journaliste et prix Albert Londres, et Bernard, médecin et ministre, tous deux disparus en 2020.
Et bien sûr, le patriarche, Michel, premier ministre et grand architecte de la Constitution de la Ve République aux côtés du général de Gaulle. Dans ses Mémoires publiées en 2019, Jean-Louis racontait qu’enfant il croisait sous les dorures de la maison familiale ceux qui ont écrit l’histoire du XXe siècle : John........
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