France insoumise, socialistes, écologistes, communistes… À gauche, par-delà la rentrée des clashs
Les communistes, les insoumis et les écologistes tiennent leurs universités d’été respectives du 21 au 24 août, les socialistes le week-end suivant. Bien que divisée, la gauche veut relever les défis qui s’annoncent, de l’austérité promise par Bayrou à la lutte contre l’extrême droite, sur fond de municipales cruciales pour chaque force.
Un an, en politique, c’est très long. Certaines images vieillissent vite. En août 2024, la rentrée de la gauche s’était faite sous le signe du Nouveau Front populaire (NFP), arrivé en tête aux législatives anticipées, et la première ministrable Lucie Castets s’offrait une tournée des universités d’été dans le rôle de la guest star.
Changement d’ambiance, douze mois plus tard. Lucie Castets est toujours programmée, mais aux seules journées d’été des écologistes, à Strasbourg (21-23 août), et du PS, à Blois (28-30 août), ces deux partis défendant toujours l’hypothèse d’une candidature d’union en 2027. « Ces universités d’été vont être l’occasion de voir dans quelle mesure le NFP est en capacité de faire encore un bout de chemin », soupire auprès de l’Humanité une cadre écolo. « Il est évident que nous ne sommes pas dans la même séquence politique », confirme un communiste. Car si l’accord entre partis n’est pas strictement mort, reste que l’unité s’est fracturée et les tensions sont vives, sur fond de municipales (prévues en mars 2026) où chacun nourrit ses propres ambitions.
Rentrée en ordre dispersé ? Les tensions n’empêchent pas les invitations extérieures : l’© L'Humanité
