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Les compagnies pétrolières et leurs profits colossaux, véritables gagnants de la guerre au Moyen-Orient

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Pendant un mois, les compagnies pétrolières ont encaissé des profits colossaux sur fond de chaos au Moyen-Orient, dont une partie a très certainement été dissimulée dans des paradis fiscaux.

La scène date du 22 janvier 1974 mais elle n’a pas pris une ride. Ce jour-là, les dirigeants des sept plus grandes compagnies pétrolières états-uniennes se retrouvent convoqués par une commission d’enquête du Sénat à Washington, dans la même salle d’audience qui avait vu défiler les témoins du Watergate quelques mois auparavant.

Dans la pièce, l’ambiance est à couper au couteau. Si les patrons sont cuisinés par les parlementaires, c’est qu’ils doivent rendre des comptes sur les profits faramineux enregistrés par leurs entreprises – Exxon, Mobil, Texaco, Gulf, Standard Oil of Indiana, Shell et Standard Oil of California –, depuis le début du choc pétrolier démarré l’année précédente : sur neuf mois en 1973, leurs bénéfices ont été supérieurs de 46 % par rapport à la même période en 1972.

« Serait-il déplacé de se demander si les compagnies pétrolières se livrent à un festin en pleine famine ? » feint de s’interroger James B. Allen, un sénateur démocrate tout en ironie onctueuse.

Des marges de raffinage qui flambent

Un demi-siècle plus tard, la question mérite de nouveau d’être posée. Durant un mois, tandis qu’une partie du Moyen-Orient s’enfonçait dans le chaos et que les salariés voyaient grimper les prix à...

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