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Patti Smith, Hoshi, Eddy de Pretto, Youssoupha, Kalash… Découvrez les artistes de la Fête de l’Humanité 2025

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13.08.2025

Sur les scènes de la Fête de l'Humanité 2025, il y a ceux qui sont déjà venus et reviennent comme Patti Smith qui signe son grand retour ou Eddy de Pretto, déjà passé en 2019. Et puis, il y a les nouveaux venus qui promettent d'enflammer la fête : GIMS, Hoshi, Youssoupha, Kalash, Pogo Car Crash Control...

Lors de son premier et dernier passage à la Fête de l’Humanité en 2012, elle nous avait lancé une politesse en forme de fleur : « Tout le monde devrait avoir envie de participer à un festival qui porte un nom comme celui-ci. » C’était écrit dans nos colonnes, avant que Patti Smith ne monte sur la Grande Scène. Et ce n’était finalement qu’un au revoir.

L’icône new-yorkaise célébrera cette année ses grandes retrouvailles avec la Fête et son public militant. Toute à son amour de Rimbaud, dont elle a racheté la maison maternelle à Charleville-Mézières, dans les Ardennes, à ses autobiographies et ses fusains, elle n’en a pas pour autant oublié la musique, et c’est en quartet qu’elle viendra cette année nous rendre visite : avec son fils Jackson Smith à la guitare, Seb Rochford, fondateur du groupe britannique Polar Bear, à la batterie et Tony Shanahan à la basse et aux claviers qui l’accompagne depuis trois décennies.

Fête de l’Humanité 2012 : Patti Smith donne le pouvoir au peuple

Une formation serrée pour revisiter un répertoire qui s’est forgé au contact de la contre-culture new-yorkaise, avec Horses (1975) ou Easter (1978), deux albums majeurs de l’épopée rock qui contribuèrent à allumer la mèche punk.

Fidèle à ses engagements pour préserver la planète et tous ceux qui la peuplent, toujours debout contre le trumpisme triomphant, la misogynie crasse et l’impérialisme vorace, elle sera forcément très attendue dans le grand bain fraternel de la Fête de l’Humanité. « Quand on est unis, on peut tout faire », disait-elle encore. Nul doute qu’elle se sentira ici chez elle, prête à redonner, ne serait-ce que le temps d’une chanson, du pouvoir au peuple.

C’est « l’histoire d’un blédard devenu roi », ironise GIMS sur Air Force Blanche, son dernier tube en date, chanté-rappé à deux avec Jul. Il est vrai que le chanteur, né à Kinshasa d’un père qui chantait avec Papa Wemba avant d’immigrer en France, règne quasiment en maître sur le top 50 depuis quinze ans.

La recette du succès : un talent mélodique certain, une voix reconnaissable entre mille et un goût pour la formule qui reste en tête (pourra-t-on un jour oublier le « Loulou et Boutin » de Sapés comme jamais ?).

GIMS est encore adolescent lorsqu’il crée Sexion d’Assaut avec une clique de rappeurs passionnés. Les albums circulent sous le radar et génèrent un petit culte d’initiés qui débordera bientôt sur la France entière. En 2010, le collectif signe chez une major et sort l’École des points vitaux, immédiatement devenu standard du rap français.

On y distingue déjà la voix si singulière de ce grand gaillard, son vibrato chevaleresque qui, dès Subliminal, son premier album solo sur label, fera s’écrouler les cases de la musique populaire pour construire un pont entre le rap, l’afropop et la variété française.

Ses collaborations parlent pour elles-mêmes, de Niska à Sia, en passant par Vianney ou son demi-frère Dadju. De quoi balayer du revers de la main le terme de « musique urbaine », trop réducteur pour ce maximaliste.

À la fois inévitable et discret, toujours caché derrière ses lunettes noires, GIMS n’en........

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