10 septembre : « Le peuple cherche désespérément un moyen de se faire entendre »
Il a été l’une des voix du mouvement des gilets jaunes. François Boulo, ancien avocat et auteur de Reprendre le pouvoir, livre son analyse du mouvement social à venir et voit, dans ses ferments, une continuité évidente avec la colère qui s’était exprimée en 2018 sur les ronds-points et dans les beaux quartiers parisiens.
Voyez-vous dans l’appel « à tout bloquer » le 10 septembre une suite aux gilets jaunes ?
Le parallèle est pour moi assez évident, car la colère qui traversait le pays en 2018 n’a pas diminué depuis, elle n’a fait que s’amplifier. Pour les gilets jaunes, tout a commencé par une étincelle : la hausse d’une taxe sur le carburant. Aujourd’hui, on observe un phénomène similaire avec la possible suppression de deux jours fériés.
La colère éclate souvent à partir d’un élément tangible, perçu comme injuste, avec cette idée qui revient constamment : ce sont toujours les mêmes qui paient. À chaque élection, le pouvoir en place est de plus en plus contesté, en particulier pour sa politique libérale, et pourtant rien ne change.
Emmanuel Macron et son © L'Humanité
