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MeToo Techno : comment le milieu s’adapte et évolue pour rendre les soirées safe

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19.08.2025

Une enquête conduite en juillet révèle que huit femmes sur dix ont subi des violences sexistes et sexuelles en milieu festif. Si depuis 2017 et #MeToo le monde des musiques électroniques s’est beaucoup sensibilisé, les appels aux boycotts d'artistes incriminés et les processus de sécurité commencent aujourd’hui à peine à fonctionner.

Un vendredi soir, dans un hangar. Dans la pénombre éclairée seulement par d’immenses néons rouges, deux gilets jaunes escortent un individu vers la sortie. Il a été signalé par une jeune femme un peu plus tôt dans la soirée : il l’a touchée sans son consentement, à plusieurs reprises. D’abord en observation, les équipes ont attendu de le prendre sur le fait accompli avant de l’exclure de l’événement.

Cette scène ne se serait probablement pas tenue il y a quelques années, avant #MeToo et le travail de l’association Consentis. En 2017, Domitille Raveau et Mathilde Neuville, la vingtaine, habituées du monde des musiques électroniques, fondent ce collectif qui se concentre sur les violences et harcèlements dans cet univers. Ce sont les premières à s’y consacrer. « On a vu une énorme mobilisation dans le milieu du cinéma mais pas dans le milieu festif, se souvient Domitille Raveau. Il fallait mettre un coup de pied dans la fourmilière ».

Elles conduisent alors une enquête, dont les résultats publiés en 2018 sont alarmants. Plus d’une femme sur deux (60%) témoigne avoir été victime de violences sexuelles dans un établissement festif. Commence alors une période de sensibilisation et de communication à propos du........

© L'Humanité