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Une relecture visuellement sublime par François Ozon qui ose trahir Camus

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16.01.2026

« Aujourd'hui, maman est morte. » Ainsi commence L'étranger d'Albert Camus, l'un des livres les plus importants du 20e siècle. Souvent jugé inadaptable (même le grand cinéaste italien Luchino Visconti n'a pas totalement convaincu avec sa très fidèle transposition qui mettait en vedette Marcello Mastroianni et Anna Karina), le projet n'a pas découragé le réalisateur français François Ozon qui, tout en étant respectueux des écrits originaux, se permet de les trahir, en débutant notamment son film par « J'ai tué un Arabe ».

L'auteur de ce crime est Meursault (Benjamin Voisin, révélé dans Été 85 du même Ozon), un jeune français vivant à Alger dans les années 1930 qui, après avoir enterré sa mère, s'est mis à fréquenter Marie (Rebecca Marder,

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