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Face aux violences conjugales, la mise à l’abri citoyenne et solidaire

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30.05.2026

La décohabitation, étape cruciale pour sortir de l’emprise conjugale, peut être facilitée des solutions d’hébergement solidaire. Parmi elles, l’association Un abri qui sauve des vies, créée pendant le confinement.

Christine, 48 ans, et sa fille de 14 ans ont quitté leur maison le soir de Noël, à la fin de l’année 2024. Elles ont fui un foyer familial parasité par la violence intrafamiliale d’un mari et d’un père, pour se reposer, temporairement, chez des amis de la famille. Mais l’adresse, connue du concerné, a mis à mal leur stratégie de mise à l’abri. C’est dans le froid d’une gare à une quarantaine de kilomètres de chez elles, dans le Pas-de-Calais, qu’elles ont été forcées de passer deux nuits.

Quand elle a appris qu’elle les hébergerait via l’association Un abri qui sauve des vies, le premier réflexe de Sylvie… 

Christine1, 48 ans, et sa fille de 14 ans ont quitté leur maison le soir de Noël, à la fin de l’année 2024. Elles ont fui un foyer familial parasité par la violence intrafamiliale d’un mari et d’un père, pour se reposer, temporairement, chez des amis de la famille. Mais l’adresse, connue du concerné, a mis à mal leur stratégie de mise à l’abri. C’est dans le froid d’une gare à une quarantaine de kilomètres de chez elles, dans le Pas-de-Calais, qu’elles ont été forcées de passer deux nuits.

Quand elle a appris qu’elle les hébergerait via l’association Un abri qui sauve des vies, le premier réflexe de Sylvie2, experte comptable de 48 ans, a été de faire de la place dans les placards et le réfrigérateur.

« Je voulais qu’elles se sentent à l’aise, qu’elles n’aient pas la sensation de déranger, ni de pousser les meubles. »

« Je voulais qu’elles se sentent à l’aise, qu’elles n’aient pas la sensation de déranger, ni de pousser les meubles. »

Sa maison, située à Marcq-en-Barœul, dans une des banlieues cossues de Lille, dispose d’une chambre d’ami, rarement utilisée. L’arrivée de Christine et de sa fille s’est faite dans la pudeur mutuelle.

« Au début, on a peu échangé, mais je ne crois pas que ce soit l’objectif. J’ai essayé de fournir un endroit chaleureux qui puisse former l’horizon d’un nouveau départ », explique Sylvie.

« Au début, on a peu échangé, mais je ne crois pas que ce soit l’objectif. J’ai essayé de fournir un endroit chaleureux qui puisse former l’horizon d’un nouveau départ », explique Sylvie.

Créée en 2020, l’association Un abri qui sauve des vies « était au départ un projet étudiant qui consistait à présenter une initiative citoyenne à l’attention des personnes en situation de vulnérabilité au moment du confinement », explique Charlyne........

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