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Engrais, plastique, hélium : trois autres matières premières stratégiques perturbées par le blocage d’Ormuz

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20.04.2026

Le blocage du détroit d’Ormuz ne touche pas seulement le pétrole et le gaz, mais plusieurs produits dérivés de ces fossiles. Selon les secteurs, aucune alternative crédible n’existe à court terme.

Après de vaines tentatives de réouverture, le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transitent d’ordinaire 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le monde, est toujours bloqué. L’Iran refuse d’envisager sa réouverture tant que le blocus états-unien sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens restera en vigueur. Plus cette paralysie dure, plus ses effets économiques risquent de s’accentuer.

Le début du conflit a été relativement gérable dans la mesure où les importateurs ont continué de recevoir le gaz et le pétrole qui étaient déjà en route avant le déclenchement du conflit, le 28 février. Dans le cas de la France par exemple, le dernier pétrolier en provenance du détroit d’Ormuz, qui avait quitté la zone juste avant le blocage, est arrivé au Havre début avril.

« La véritable pénurie d'approvisionnement commence seulement à se manifester », abonde Maximo Torero, chef économiste de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

« La véritable pénurie d'approvisionnement commence seulement à se manifester », abonde Maximo Torero, chef économiste de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Au-delà du secteur énergétique stricto sensu… 

Après de vaines tentatives de réouverture, le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transitent d’ordinaire 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le monde, est toujours bloqué. L’Iran refuse d’envisager sa réouverture tant que le blocus états-unien sur les navires en provenance ou à destination des ports iraniens restera en vigueur. Plus cette paralysie dure, plus ses effets économiques risquent de s’accentuer.

Le début du conflit a été relativement gérable dans la mesure où les importateurs ont continué de recevoir le gaz et le pétrole qui étaient déjà en route avant le déclenchement du conflit, le 28 février. Dans le cas de la France par exemple, le dernier pétrolier en provenance du détroit d’Ormuz, qui avait quitté la zone juste avant le blocage, est arrivé au Havre début avril.

« La véritable pénurie d’approvisionnement commence seulement à se manifester », abonde Maximo Torero, chef économiste de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

« La véritable pénurie d’approvisionnement commence seulement à se manifester », abonde Maximo Torero, chef économiste de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Au-delà du secteur énergétique stricto sensu, la fermeture du détroit détraque les chaînes d’approvisionnement de plusieurs autres matières premières stratégiques dérivées des fossiles. Et notamment trois d’entre elles.

Peur sur les engrais agricoles

Le secteur le plus touché est celui des engrais. Il dépend beaucoup de l’accès au soufre, dont 90 % est coproduit lors du raffinage du........

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