La guerre au Moyen-Orient va-t-elle reconfigurer le trafic aérien mondial ?
Les bombardements sur l'Iran ont précipité le secteur aérien dans la crise, en particulier ses places fortes du Golfe. Entre annulations, reroutages et hausse des prix, aéroport et compagnies s’adaptent dans l’urgence.
Les voyageurs resteront-ils sur le tarmac cet été ? Avec la campagne de bombardements américains et israéliens sur l'Iran, le secteur aérien traverse une zone de turbulences inégalée depuis la pandémie de Covid-19. Avec les fermetures d'espaces aériens en série – Irak, Syrie, Koweït, Iran, Israël, Emirats arabes unis –, plusieurs dizaines de milliers de vols ont été retardés ou annulés.
Or, en quelques années, le Moyen-Orient est devenu une escale presque incontournable…
Les voyageurs resteront-ils sur le tarmac cet été ? Avec la campagne de bombardements américains et israéliens sur l’Iran, le secteur aérien traverse une zone de turbulences inégalée depuis la pandémie de Covid-19. Avec les fermetures d’espaces aériens en série – Irak, Syrie, Koweït, Iran, Israël, Emirats arabes unis –, plusieurs dizaines de milliers de vols ont été retardés ou annulés.
Or, en quelques années, le Moyen-Orient est devenu une escale presque incontournable pour connecter l’Occident à l’Asie-Pacifique et à l’Afrique. Au total, 240 millions de passagers y étaient attendus en 2026, selon l’Association internationale du transport aérien (IATA). Les pays du Golfe, en particulier, ont investi des milliards de dollars dans des aéroports géants et des compagnies cinq étoiles.
« Ils ont compris qu’ils pouvaient exister en créant un hub maritime et aérien pour capter les flux mondiaux », résume Raymond Woessner, professeur de géographie à Paris 4-Sorbonne.
« Ils ont compris qu’ils pouvaient exister en créant un hub maritime et aérien pour capter les flux mondiaux », résume Raymond Woessner, professeur de géographie à Paris 4-Sorbonne.
Pari réussi : Dubaï, Doha et Abou Dhabi ont décroché leur place dans le top mondial........
