Qu’y a-t-il vraiment dans notre tasse de thé, et 3 autres conseils de lecture
En tête de notre sélection cette semaine, un éclairage sur l’histoire et la géographie du thé par le spécialiste Pierre Johnson, et sur les conditions sociales et environnementales de sa production.
Chaque samedi, Alternatives Economiques sélectionne pour vous des livres qui méritent d’être lus.
Cette semaine, nous vous conseillons Thé : l’envers de la tasse. Enjeux sociaux et environnementaux de la filière thé, par Pierre William Johnson ; Profit and Power. Arbitrage in the Era of the Multinational Corporation, par Ronen Palan ; Il n’y a jamais eu d’Occident, par David Graeber ; Schmattès (Fringues, en yiddish), par Guillaume Erner.
Chaque samedi, Alternatives Economiques sélectionne pour vous des livres qui méritent d’être lus.
Cette semaine, nous vous conseillons Thé : l’envers de la tasse. Enjeux sociaux et environnementaux de la filière thé, par Pierre William Johnson ; Profit and Power. Arbitrage in the Era of the Multinational Corporation, par Ronen Palan ; Il n’y a jamais eu d’Occident, par David Graeber ; Schmattès (Fringues, en yiddish), par Guillaume Erner.
1/ « Thé : l’envers de la tasse. Enjeux sociaux et environnementaux de la filière thé », par Pierre William Johnson
Pour des produits comme le café ou le cacao, le consommateur est plutôt averti des conditions sociales et environnementales de leur production. C’est bien moins le cas du thé. Comme si les images d’arbustes verdoyants ondulant à flanc de montagne et ses traditions séculaires lui conféraient une sorte de pureté. Le spécialiste Pierre Johnson rince ces clichés. Les « jardins de thé » sont le plus souvent inondés de pesticides, récoltés par des femmes rémunérées sous le seuil de pauvreté, en perpétuant l’héritage colonial. Le tout pour une production de qualité médiocre, à l’image de l’emblématique sachet Lipton.
Si la demande des connaisseurs et les labels entraînent une certaine montée en gamme avec – mais pas toujours – de meilleures rémunérations pour les plantations, cela ne profite quasiment jamais aux millions de cueilleurs – cueilleuses essentiellement –, au bas de la chaîne de valeur. Après un éclairage précieux sur l’histoire, la........
