Ce qu’il faut retenir du budget 2026 finalement adopté
Entreprises un peu plus prélevées, dépenses sociales réévaluées… la copie finale du budget est un peu moins amère que celle de l’automne. Mais elle ne rétablit pas la justice fiscale et ne prépare pas l’avenir.
Trois mois d’âpres négociations auront été nécessaires au gouvernement Lecornu pour réussir à faire passer un budget pas plus doux que les discussions à son sujet. L’exécutif était parvenu à faire adopter sa loi de financement de la Sécurité sociale en fin d’année dernière par la voie parlementaire classique. Mais il a buté sur la loi de finances, qui fixe le budget général de l’Etat et des collectivités locales. Sébastien Lecornu a donc finalement dégainé l’article 49.3 de la Constitution, et a survécu aux motions de censure déposées par la gauche, hors Parti socialiste (PS), et le Rassemblement national.
Le texte va désormais être transmis au Sénat, qui devrait vraisemblablement le rejeter d’emblée pour le renvoyer rapidement à l’Assemblée en lecture définitive. Le Premier ministre aura alors recours...
Trois mois d’âpres négociations auront été nécessaires au gouvernement Lecornu pour réussir à faire passer un budget pas plus doux que les discussions à son sujet. L’exécutif était parvenu à faire adopter sa loi de financement de la Sécurité sociale en fin d’année dernière par la voie parlementaire classique. Mais il a buté sur la loi de finances, qui fixe le budget général de l’Etat et des collectivités locales. Sébastien Lecornu a donc finalement dégainé l’article 49.3 de la Constitution, et a survécu aux motions de censure déposées par la gauche, hors Parti socialiste (PS), et le Rassemblement national.
Le texte va désormais être transmis au Sénat, qui devrait vraisemblablement le rejeter d’emblée pour le renvoyer rapidement à l’Assemblée en lecture définitive. Le Premier ministre aura alors recours une dernière fois au 49.3 pour que le texte soit définitivement adopté.
Comment a-t-il surmonté ce parcours du combattant ? Essentiellement grâce à quelques concessions à la marge de son premier projet présenté à l’automne, afin de braquer le moins possible sa droite et sa gauche. Mais, dans les grandes lignes, la politique économique ne change pas, et la situation financière dégradée non plus. « Ce budget ne prépare rien », reconnaît ainsi Gabriel Attal, ancien Premier ministre et président du groupe macroniste à l’Assemblée nationale.
Il permet à peine de réduire le déficit, ce qui constituait pourtant l’un des objectifs principaux affichés par le gouvernement. Cette ultime version du projet de loi de finances (PLF) doit permettre de contenir le déficit à 5 % du produit intérieur brut (PIB) en 2026, contre 4,7 % initialement visés.
Le gouvernement s’en sort par ailleurs bien grâce à des recettes fiscales 2025 supérieures de 4 milliards d’euros aux attentes. Sachant que les comptes ne sont pas encore finalisés, le déficit de l’an dernier pourrait être ramené sous 5,4 % – le chiffre qui est pour l’instant attendu........
