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La Chine, numéro 1 mondial ? Plus pour longtemps

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02.07.2026

Dans les années 1980, le Japon était considéré comme le modèle économique le plus performant, et appelé à dominer le monde. On sait ce qu’il en est advenu. Aujourd’hui, la Chine s’affirme clairement comme le nouveau prétendant au statut de numéro 1. Tout particulièrement depuis l’arrivée catastrophique de Donald Trump aux affaires et l’imbroglio militaro-géopolitique qui a accompagné le déclenchement de ses guerres commerciales.

Il devient difficile de nier l’ascendant chinois, sur les plans économique, commercial et (de plus en plus) technologique. Exprimé en parité de pouvoir d’achat, le PIB chinois pèse aujourd’hui 41 240 milliards de dollars, selon les derniers calculs du FMI, contre 30 770 pour les Etats-Unis et 17 260 pour l’Inde – au troisième rang mondial désormais.

Autre indice encore plus marquant, les exportations chinoises pèsent 12 % du commerce mondial, pas loin du double de celles des Etats-Unis. Ces derniers importent encore un peu plus que leur rival, dont les importations sont toutefois en forte progression.

La Chine doit ce statut commercial en très grande partie à sa puissance industrielle : elle pèse un tiers de la valeur manufacturière mondiale (contre 9 % en 2004), avec une hégémonie reconnue dans certains secteurs considérés comme stratégiques. Dont toute la filière électronique, à l’exclusion des semi-conducteurs de pointe. Dans ce domaine, la capacité de remontée technologique chinoise semble néanmoins inéluctable, selon les spécialistes du secteur.

Cette hégémonie industrielle reposait jusque récemment sur ce qu’on appelait le « prix chinois », résultat d’une organisation permettant d’afficher des prix défiant toute concurrence : une division du travail verticale et horizontale extrême, concentrée sur des pôles industriels (ou clusters) et permettant de générer des économies d’échelle internes et externes maximales, y compris pour les composants nécessaires, tout en entretenant un système d’innovations croisées unique au monde.

Une page se tourne toutefois. Le prix chinois cède de plus en plus du terrain à l’innovation technologique sur laquelle semble rapidement reposer la nouvelle hégémonie industrielle chinoise. La métropole de Shenzhen, juste en face de Hong Kong, en est probablement le meilleur exemple pour les industries centrées sur la déclinaison de l’intelligence artificielle dans tous les secteurs d’avenir comme les télécoms, les biotech ou encore les véhicules électriques (roulants mais aussi volants !).

Bref, le « China Number 1 » serait l’horizon indépassable des années à venir. Mais voilà, ce n’est pas si simple, pour deux raisons.

Une puissance incomplète

Tout d’abord, la puissance chinoise n’est pas complète, et les autorités de Pékin le savent bien. Le statut de superpuissance économique supposerait que l’hégémonie chinoise soit également vérifiée dans les domaines monétaire, financier, mais aussi du soft power, et enfin militaire et géopolitique.

Or, outre une position technologique plutôt à parité avec les Etats-Unis qui sont loin d’avoir jeté........

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