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Chancelante ou résiliente ? Pourquoi l’économie russe déjoue les prévisions

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18.09.2026

Les indicateurs de l’économie russe déjouent les pronostics. En début d’année, tous les voyants passaient au rouge à cause d’un prix du pétrole relativement bas, l’imposition de nouvelles sanctions américaines et d’une montagne de dépenses publiques. Mais ils sont progressivement revenus au vert à la faveur de la guerre en Iran et du blocage du détroit d’Ormuz, qui ont tiré les prix du baril à des niveaux élevés.

Pour Vladimir Poutine, c’est une bonne nouvelle, à quelques jours des élections législatives qui se tiendront du 18 au 20 septembre 2026. Même si le maître du Kremlin est assuré de remporter ce scrutin, aucun véritable parti d’opposition ne pouvant s’y présenter, la seule formation anti-guerre, Iabloko, ayant été exclue de l’élection.

Depuis le déclenchement de l’invasion de l’Ukraine, l’économie russe est passée par des hauts et des bas. Alors que certains promettaient son effondrement en 2022, la croissance de son produit intérieur brut (PIB) s’est repliée de manière modérée pour un pays lancé dans un conflit de grande ampleur.

En 2023 puis 2024, elle a affiché un taux de croissance à plus de 4 %, un pied de nez aux économies européennes engluées dans une croissance molle.

Mais ceux qui, alors, pronostiquaient l’expansion effrénée de l’économie russe se sont eux aussi trompés : en 2025, le taux de croissance est retombé autour de 1 %, en dessous de la moyenne des pays de la zone euro. L’année 2026 devrait à nouveau voir son PIB croître modérément, autour de 0,8 %.

De profondes transformations

L’économie russe a profondément été remodelée depuis 2022, notamment sous l’effet des nombreux paquets de sanctions des pays occidentaux.

« Le commerce de produits avec les pays ayant adopté des sanctions – dont les Européens – a chuté de 50 % entre 2021 et 2023 et de 75 % entre 2021 et 2025. Alors que la Russie commerçait principalement avec l’UE avant la guerre, son approvisionnement provient désormais à 60 % de la Chine », indique Kevin Lefebvre, économiste à l’Institut français d’économie (IFE, fusion entre l’OFCE et le Cépii).

« Le commerce de produits avec les pays ayant adopté des sanctions – dont les Européens – a chuté de 50 % entre 2021 et 2023 et de 75 % entre 2021 et 2025. Alors que la Russie commerçait principalement avec l’UE avant la guerre, son........

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