Aux Etats-Unis, les chercheurs s’autocensurent pour éviter les mots bannis par Trump
Une étude sur la littérature économique révèle les effets de l’interdiction, par les agences états-uniennes de financement public de la recherche, des termes jugés « wokistes » ou accréditant le changement climatique.
Les scientifiques sont-ils sensibles aux pressions politiques qui s’exercent sur eux ? La question ne date pas d’aujourd’hui, mais elle est revenue sur le devant de la scène en même temps que Donald Trump à la Maison-Blanche.
Les scientifiques sont-ils sensibles aux pressions politiques qui s’exercent sur eux ? La question ne date pas d’aujourd’hui, mais elle est revenue sur le devant de la scène en même temps que Donald Trump à la Maison-Blanche.
Dès février 2025, le gouvernement américain a communiqué une liste de mots qu’il était interdit d’utiliser dans les articles publiés par les agences publiques de recherche et de financement, sous peine de se voir couper les crédits.
Des mots censés refléter la tendance « woke » et la croyance dans le « canular » du réchauffement climatique des chercheurs situés aux Etats-Unis : diversité, inclusion, changement climatique, etc., sont désormais des termes à éviter pour bénéficier d’un financement de la National Science Foundation (NSF) ou encore du Centers for Disease Control and Prevention (CDC), grand organisme de santé publique.
Cette pression financière a-t-elle eu un impact sur les recherches ? Pour le savoir, trois économistes ont pris le cas de leur propre discipline. Un cas intéressant en effet, puisque la........
