McMahon, la femme la plus importante de la WWE
Qui dit WrestleMania, dit aussi la cérémonie du temple de la renommée et le Raw le plus attendu de l’année.
Vendredi soir dernier, la WWE a intronisé dans son panthéon Stephanie McMahon. Un honneur plus que mérité, alors qu’à mon humble avis, Stephanie est la femme la plus influente, la plus importante et celle qui a eu le plus d’impact sur son produit dans l’histoire de la WWE.
Et je ne veux rien enlever à sa mère.
Les gens oublient que Linda McMahon a eu un rôle plus qu’important à jouer dans les succès de la WWE dans les années 1980 et 1990. On parle souvent de Vince McMahon, Hulk Hogan, Pat Patterson, mais comme première PDG, Linda a été la colonne vertébrale de la compagnie. Sans Linda McMahon, la compagnie ne devient pas ce qu’elle est devenue.
Cependant, personne ne peut se vanter d’avoir eu à peu près tous les rôles au sein de la compagnie, à l’écran comme en arrière-scène, comme Stephanie.
Enfant, elle posait pour le magazine de la WWF, avant de vendre elle-même de la marchandise aux événements. Puis, après avoir été diplômée de l’université de Boston en 1998, elle a officiellement commencé sa carrière en travaillant en coulisses.
Lors de la cérémonie, Linda racontait que sa fille a passé beaucoup de temps à s’asseoir avec son père dans des réunions de production et des réunions dans lesquelles on établissait les scénarios afin de comprendre comment les choses se déroulaient.
Elle a été scripteuse en chef, directrice, vice-présidente et VP séniore de l’équipe créative, avant d’être directrice de la marque pendant de nombreuses années et à la toute fin, co-PDG de la WWE.
Tout un curriculum vitae !
Elle a aussi travaillé à améliorer la division féminine, grandement influencée par les succès de Ronda Rousey à l’UFC.
À l’écran, elle s’est fait enlever par l’Undertaker, avant de devenir la fiancée de Test, la femme de Triple H, la propriétaire d’ECW, la DG de SmackDown, la DG et commissaire de Raw et l’une des membres de l’autorité.
L’ère McMahon-Helmsley au tournant des années 2000 a été l’une des histoires qui a le plus connecté avec les auditeurs. Ses cris, ses claques, mais surtout son assurance au micro n’avaient pas d’égaux. Elle s’est fait insulter comme pas une, ce qui était simplement une attestation de son excellent travail comme heel.
Et accessoirement, elle a été championne féminine pendant 146 jours.
Alors comme je le mentionnais, qui peut se vanter d’avoir vendu des t-shirts, dirigé la compagnie, claqué Roman Reigns en plein visage et affronté Ronda Rousey dans le ring ?
Personne d’autre que Stephanie McMahon.
Pas facile pour Rodzilla !
La première heure de la cérémonie du temple de la renommée a été consacrée à Stephanie et c’était pleinement mérité. Intronisée par ses trois filles et sa mère, elle a livré un discours touchant et drôle, ramenant même son personnage de méchante à la toute fin.
La cérémonie aurait pu se terminer là que la soirée aurait été parfaite.
Parmi les autres faits saillants de cette soirée, notons les discours de Bill Eadie et Barry Darsow, ou si vous préférez Ax et Smash de Demolition, l’introduction d’AJ Styles par Luke Gallows et Karl Anderson, ainsi que le discours complètement décousu de Dennis Rodman et son introduction par Kevin Nash et X-Pac, sous la musique de la nWo Wolfpack.
J’ai aussi bien apprécié de voir des images de Bad News Brown recevant sa médaille de bronze en judo aux Jeux olympiques de Montréal.
Le Raw d’après WrestleMania l’an dernier avait été quelque chose de spécial. Le meilleur sinon l’un des meilleurs de tous les temps.
Il était donc difficile de faire mieux cette année.
Toutefois, sans être aussi bon, l’épisode a coché bien des cases dans ce que je m’attends d’un tel Raw.
Premièrement, on veut du neuf, on veut des lutteurs qui font leurs débuts en provenance de NXT.
Le Canadien Ethan Page a fait ses débuts en défaisant Je’Von Evans, qu’on semble établir comme le nouveau sous-estimé de la compagnie. À son premier Raw, Page s’est déjà établi dans la conversation pour le championnat Intercontinental.
Ancien champion NXT et Nord-Américain, il est très bon dans l’arène et excellent au micro. Un bon heel que vous devriez aimer.
On a également ajouté une personne dans la division féminine alors que Sol Ruca a confronté et affronté Liv Morgan. Leu combat a d’ailleurs eu droit aux fameux « this is awesome » de la part de la foule de Las Vegas. Athlétique comme peu, Ruca n’a pas peur de faire de la haute voltige et sa prise de finition est des plus spectaculaires.
Au Raw d’après Mania, on veut aussi au moins un retour et on l’a eu lorsque les Street Profits sont intervenus en faveur de Seth Rollins face à la Vision. On ne les avait pas vus depuis six mois.
Le retour du « Bloodline » original
Et finalement, on veut aussi des moments au micro qu’on va se rappeler.
Oba Femi, probablement la personne ayant reçu la plus forte réaction lundi soir à la suite de sa victoire face à Brock Lesnar, s’est contenté de dire qu’il était arrivé avant de laisser tomber le micro.
Il n’avait pas besoin d’en dire plus. On a tout compris !
Gunther a laissé savoir que Paul Heyman lui en devait maintenant une, alors que CM Punk a trouvé une façon passive agressive de défier Cody Rhodes. Ce dernier a d’ailleurs l’œil gauche très amoché. Un œil au beurre noir comme j’en ai rarement vu.
Puis à la toute fin, le nouveau champion de la WWE, Roman Reigns, a recréé le « Bloodline » original avec ses cousins Jey et Jimmy Uso, avant de se faire confronter par un autre de ses cousins, Jacob Fatu.
Entre les nouvelles vedettes telles que Je’Von Evans et Oba Femi, les vertes recrues comme Ethan Page et Sol Ruca, la domination du Judgement Day avec Liv Morgan et Dominik Mysterio en tête et le retour du « Bloodline », j’ai bien hâte de voir où les prochaines histoires nous amènerons.
Bref, un Raw d’après WrestleMania qui j’ai bien apprécié et qui met la table pour les prochains événements.
Le prochain spectacle d’importance aura lieu dans moins de quatre mois, alors que SummerSlam sera présenté au début du mois d’août, sur deux soirs, en direct de Minneapolis.
