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Quand votre chien s’habille en Prada… Les marques de luxe surfent sur votre affect pour vous vendre leurs produits

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16.07.2026

En France en 2025, on dénombrait 79 millions d’animaux de compagnie, selon la Fédération des fabricants d’aliments pour animaux domestiques ; 61 % des Français et des Françaises en possèdent. Ces animaux deviennent des membres à part entière des familles. Les marques surfent sur cette tendance en s’adressant aux « parents d’animaux » plutôt qu’à des consommateurs. Si bien que, aujourd’hui, des objets connectés pour mesurer la fréquence cardiaque de son chien sortent sur le marché juteux du pet business.

Prada propose sur son site officiel un imperméable à capuche à 700 euros, un harnais à 820 euros et un sac de transport à 3 400 euros. Ces objets ne sont pas destinés à des humains, mais à leurs chiens.

Ce glissement n’est pas une anecdote du secteur du luxe déconnectée du réel. Il dit quelque chose de bien plus profond sur la façon dont les marques, tous secteurs confondus, ont progressivement transformé l’animal de compagnie en objet de désir.

En effet, derrière les 6,8 milliards d’euros qu’estimait déjà le cabinet Xerfi pour le marché français des animaux de compagnie se dessine un autre marché en pleine expansion. Celui d’un marché affectif où aimer son animal est devenu pour les marques une opportunité sans précédent.

Business des animaux de compagnie

Depuis 1976, le nombre total d’animaux de compagnie en France a été multiplié par 2,5 pour atteindre 79 millions en 2025 et 61 % des Français déclarent aujourd’hui posséder au moins un animal de compagnie. Ces chiffres disent quelque chose d’une société qui a profondément reconfiguré sa relation au vivant, et avec elle, ses habitudes de consommation.

À l’échelle européenne, la seule alimentation animale génère déjà 29,2 milliards d’euros de ventes annuelles selon European Pet Food, l’association professionnelle du secteur. Ce chiffre ne couvre ni les soins ni le toilettage ni les assurances ni les innombrables services qui ont fleuri........

© The Conversation