Ce que les entreprises françaises doivent encore apprendre sur leurs clients, après la disparation du consommateur moyen
La prise en compte de la diversité reste trop souvent cantonnée aux ressources humaines. Pourtant, elle devrait aussi concerner le marketing et les ventes.
La prise en compte de la diversité reste trop souvent cantonnée aux ressources humaines. Pourtant, elle devrait aussi concerner le marketing et les ventes.
Le consommateur moyen ne constitue pas un portrait implicite du client moyen. Surtout dans une société où les inégalités progressent..
Le consommateur moyen ne constitue pas un portrait implicite du client moyen. Surtout dans une société où les inégalités progressent..
Le marketing s’il veut atteindre son but doit intégrer ses mouvements démographiques et sociologiques. Le signe de la fin de la grande classe moyenne des 30 glorieuses ?
Le marketing s’il veut atteindre son but doit intégrer ses mouvements démographiques et sociologiques. Le signe de la fin de la grande classe moyenne des 30 glorieuses ?
Depuis 2019, toute entreprise d’au moins 50 salariés doit publier un index de l’égalité professionnelle. Au 1er mars 2025, 80 % des entreprises concernées l’avaient fait, [ pour une note moyenne de 88,5 sur 100]. Les obligations en matière de diversité portent toutes sur l’emploi.
Aucune ne demande à une entreprise de rendre compte de la façon dont elle se représente ses consommateurs. Sur le plan scientifique, pourtant, la recherche a pris de l’avance. Une revue systématique publiée en 2025, portant sur 71 articles scientifiques, structure ce champ autour de trois dimensions : la diversité des consommateurs, l’inclusion sociale et l’orientation « marché ».
En effet, la diversité des consommateurs est devenue un objet d’étude à part entière et peut aussi changer la manière dont les entreprises comprennent leurs marchés et prennent leurs décisions. Une entreprise peut connaître avec précision le revenu moyen de ses clients, leur âge moyen ou leur fréquence d’achat, et se tromper malgré tout sur les consommateurs qui composent son marché. C’est le paradoxe du consommateur « moyen ». Comme outil statistique, il est utile. Comme portrait implicite du client, il peut égarer.
L’erreur : faire du « moyen » un universel
En France, la question se pose avec une acuité particulière. Les écarts de niveau de vie se creusent, les trajectoires sociales se diversifient, et les consommateurs........
