menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Manger sans avoir faim parce qu’on passe une mauvaise journée : l’alimentation émotionnelle est‑elle un problème ?

18 0
18.07.2026

L’alimentation émotionnelle consiste à manger pour gérer des émotions. Ce comportement n’est pas considéré comme un trouble psychologique. Mais il souligne la nécessité de prendre en charge autrement ses émotions négatif car le soulagement procuré par une nourriture – par ailleurs souvent très calorique, grasse et sucrée – n’est que passager.

Après que notre chef nous a passé un savon, nous rentrons à la maison et mangeons plusieurs biscuits au chocolat. Ou alors, nous sommes en train de réviser en vue d’un examen, nous sommes nerveux et nous nous ennuyons, ce qui nous pousse à ouvrir le frigo sans arrêt. Ou encore peut-être que nous sommes très stressés ces derniers temps, ce qui nous pousse à acheter plus de snacks, de sucreries ou de plats à emporter que d’habitude.

Ces situations, qui nous sont si familières, ont un point commun : nous ne mangeons pas parce que nous avons physiquement faim, mais pour gérer nos émotions. C’est ce qu’on appelle l’alimentation émotionnelle. Cela peut-il devenir un problème ? Comment l’éviter ?

Manger pour faire face aux émotions négatives

L’alimentation émotionnelle est un phénomène assez fréquent et n’est pas considérée, en soi, comme un trouble psychologique. Les recherches montrent que de nombreuses personnes ont parfois recours à la nourriture pour faire face à des émotions négatives. On parle ici de 40 à 45 % de la population adulte et d’environ 30 % des adolescents. Ce phénomène se produit dans des situations de stress, d’anxiété et de tristesse, et a été clairement observé pendant la pandémie de Covid-19.

Manger en lien avec ses émotions fait partie du quotidien de nombreuses personnes. En effet, il est courant d’organiser des déjeuners ou des dîners avec ses proches lors d’occasions importantes. Le problème ne réside pas tant dans le fait de se tourner de temps en temps vers la nourriture, mais plutôt dans le fait que cette stratégie devienne une habitude quand on se sent mal. Car le soulagement procuré par la nourriture est........

© The Conversation