La lune de miel entre Giorgia Meloni et Donald Trump est terminée: un début de rupture et un bon coup tactique
La lune de miel entre Giorgia Meloni et Donald Trump est terminée: un début de rupture et un bon coup tactique
Cesáreo Rodríguez Aguilera de Prat, Telos – 29 avril 2026 à 19h55
En prenant ses distances avec celui qui était jusqu'à présent son grand allié à la Maison-Blanche, la Première ministre italienne a réussi à aligner son gouvernement et l'opposition. Avec cette manœuvre, elle s'affirme une fois de plus comme la dirigeante la plus avisée de la droite radicale européenne.
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On sait que le président américain Donald Trump exige une adhésion inconditionnelle et inébranlable à ses politiques, sous peine de critiques incendiaires. Son obsession pour Pedro Sánchez et ses critiques à l'égard de Keir Starmer, Emmanuel Macron ou Friedrich Merz étaient connues. Mais la surprise est venue de sa rupture avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni, malgré leurs affinités idéologiques.
Donald Trump ne respecte que des autocrates comme Xi Jinping ou Vladimir Poutine: il s'identifie à leur style et prétend mieux s'entendre avec eux qu'avec ses alliés européens. Et il ne craint que Benyamin Netanyahou, qui l'a embarqué dans la guerre insensée contre l'Iran. Donald Trump est allé jusqu'à affirmer que l'OTAN n'est aujourd'hui qu'un «tigre de papier» (Mao Zedong aurait été d'accord), bien qu'elle soit dirigée par un Mark Rutte multipliant les courbettes à l'égard du président américain.
Des propos contre le pape qui ne passent pas
Dans une interview de Viviana Mazza publiée dans le Corriere della Sera du 15 avril, au cours d'une conversation téléphonique de six minutes, Donald Trump s'en prend frontalement à Giorgia Meloni, jusqu'alors une alliée solide et fiable. Il déclare se sentir «déçu»; il a cessé de la considérer comme «courageuse», car il pensait qu'elle allait l'aider dans la guerre contre l'Iran; elle lui semble «ingrate» et n'est plus la «remarquable» dirigeante........
